Je vais vous parler d’un sujet qui me passionne : les lampes tactiques. Traditionnellement utilisée par l’armée, la police ou les pompiers, elle se démocratise de plus en plus, car sa polyvalence en fait un objet utile en de nombreuses circonstances.

La lampe tactique est une version améliorée et polyvalente de la lampe torche classique. Elle éclaire mieux, plus loin, elle est beaucoup plus solide, et peut servir à d’autres usages. 

On l’appelle « tactique » car elle possède plusieurs modes et un interrupteur (souvent 2) qui permet de passer d’un mode à l’autre. 

Ne vous y trompez pas, c’est loin d’être un gadget. Si vous voulez zapper mon guide d’achat pour bien choisir votre lampe tactique et accéder directement à mon classement, cliquez-ici.

Pourquoi acheter une lampe tactique ?

Si vos besoins se limitent aux vacances une fois par an ou à un usage domestique, une lampe de poche à quelques euros sera plus utile. Mais si comme moi vous pratiquez régulièrement des activités outdoor impliquant de passer la nuit dehors (bushcraft, randonnée avec bivouac, camping sauvage, etc.), vous apprécierez d’en avoir une.

La lampe tactique est puissante, avec un point chaud (le centre du faisceau) d’une grande précision, qui permet d’avoir une vision très nette d’un point sur une longue portée. En revanche, autour la lumière est plus diffuse que sur une lampe classique, c’est pourquoi une lampe toute simple suffira, voire sera plus indiquée, pour un usage basique.

Alors quel intérêt d’avoir ce type de lampe quand on bivouaque ou qu’on fait du bushcraft ? D’abord, la lampe tactique est dotée de plusieurs puissances d’éclairage (faible, moyenne, forte, etc.), adaptées à différentes activités (consulter une carte, se déplacer, visualiser les obstacles sur plus de 100 mètres …) 

Cela permet aussi de jouer sur l’autonomie de la batterie quand on est dehors sans possibilité de la recharger. 

Ensuite, comme je l’ai dit, elle dispose de plusieurs modes. Pour commencer, on a le mode loisirs et le mode tactique, d’ailleurs le mode tactique comprend d’autres modes. 

Par exemple, en cas de difficulté, vous pouvez envoyer de puissants signaux de détresse (en utilisant le mode SOS, l’intensité maximum de la lampe, voire le stroboscope). Cela vous permet d’être visible pour les secours même en plein jour.

D’autre part, une lampe tactique est très solide et très dure, avec parfois une tête crénelée qui peut servir par exemple à casser une vitre. Ça peut servir.

C’est aussi un objet de défense efficace. Avec le mode stroboscopique on peut éblouir un agresseur, ce qui laisse le temps de s’enfuir ou de le frapper avec la lampe (la tête crénelée ça fait très mal).

En pleine nature, cela peut permettre de faire fuir un animal, et c’est aussi très efficace face à un agresseur humain. 

Comme vous le voyez, une lampe tactique peut être un achat très intéressant, à condition de bien la choisir. Et il y a tellement de modèles que ce n’est pas facile.

Comment choisir sa lampe tactique

Pour vous être vraiment utile et correspondre à vos besoins, votre lampe tactique doit posséder certaines qualités. Voici les critères qui à mes yeux d’utilisateur doivent être considérés avant d’en acheter une.

La puissance

Elle s’exprime en lumens (lm). Les puissances varient d’un modèle à l’autre. Une lampe de 1000 lumens suffit la plupart du temps. 

Il faut savoir que le nombre de lumens indiqué correspond à la puissance maximale, délivrée en activant l’éclairage le plus fort et le plus énergivore. On l’utilisera peu si on veut ménager la batterie. 

Le matériau

Le matériau de la lampe joue sur son poids, sa solidité et sa qualité en général. Je vous conseille une lampe en métal plutôt qu’en plastique, et notamment en alu, qui est à la fois léger et robuste.

L’alimentation

Les lampes solaires ou à dynamo sont tentantes mais je ne vous les conseille pas dans ce cas précis : elles manquent souvent de puissance.

Choisissez si possible des batteries rechargeables par câble USB. Ce sera plus pratique qu’un chargeur.

L’ergonomie

Votre lampe tactique doit être d’une taille, d’une forme et d’un poids qui la rendent maniable, confortable et facile à utiliser. Elle doit aussi être bien antidérapante.

La taille

Elle doit se « nicher » confortablement dans votre main. Mais attention : plus elle est grande plus elle est lourde, plus elle est compacte plus elle chauffe vite, ce qui a un impact sur l’autonomie et vous oblige à passer à un moment donné à une puissance inférieure.

Ceci dit, une lampe compacte, légère et facile à transporter est appréciable pour la randonnée par exemple.

Le poids

Personnellement, je trouve que 500 g c’est le maximum, au-delà c’est trop lourd au bout d’un moment. Attention, les fabricants indiquent généralement le poids sans batterie.

La forme

Il existe des formes très diverses. Le choix dépend du goût et de l’usage prévu. Une lampe lisse se glisse sans peine n’importe où, y compris dans une poche. Celles qui ont une bague sont pratiques mais abîment les poches.

Une tête crénelée sera un plus pour la défense.

Le grip

Il est important que vous ayez votre lampe bien en main et qu’elle ne glisse pas, pour votre confort et pour éviter qu’elle tombe facilement. Une lampe tactique est en moyenne antichoc sur 1 m ou 1,5 m, mais quand même.

L’étanchéité et la résistance aux chocs

Pour des activités outdoor, elle doit résister à la pluie ou à une chute dans l’eau, et ne pas se casser en tombant de votre poche.

Consultez ses caractéristiques : si vous voyez « norme IPX8 », cela veut dire que la lampe est étanche jusqu’à 2 m de profondeur. De même, la résistance aux chocs est indiquée.

L’interrupteur tactique

Il se trouve à l’arrière de la lampe ou sur le côté. Dans ce cas il y a généralement un système de verrouillage pour éviter qu’elle s’allume accidentellement. Certains modèles ont 2 commandes.

L’activation des modes et le passage d’un mode à l’autre ne doivent pas être trop compliqués. C’est peu pratique en toutes circonstances, mais encore plus pour la défense : vous ne devez pas avoir à chercher le mode stroboscopique pendant 5 mn si vous êtes agressé !

Je vous conseille donc plutôt les lampes à 2 interrupteurs, souvent plus simples à programmer. Il existe aussi des lampes tactiques encore plus simples, sans interrupteur : on passe d’un mode à l’autre en tournant simplement la tête.

Certaines lampes ont une fonction mémoire qui permet d’enregistrer le dernier mode sélectionné. Quand vous la rallumez, elle se remet automatiquement sur ce mode.

Pour info, les modes les plus courants sont : pleine puissance (Turbo), un ou plusieurs niveaux intermédiaires, un mode basse conso, un mode SOS et un mode stroboscope.

Mon classement des 6 meilleures lampes tactiques

Je vous présente ici 6 modèles de lampes tactiques que je connais bien et qui pour moi sont les meilleures lampes du moment.

Olight M2R Pro Warrior (ma préférée)

Cette lampe puissante (1800 lumens), compacte et fine se glisse facilement dans un sac ou une poche. C’est un produit de grande qualité, bien conçu et très solide.

Elle dispose de 6 modes lumineux et d’un stroboscope, avec une portée maximale de 300 m et une autonomie max de 50 jours. En mode Turbo et High la puissance baisse par paliers pour éviter la surchauffe. On passe d’un mode à un autre grâce à 2 interrupteurs, un à l’arrière et un latéral.

Elle fonctionne avec une batterie rechargeable par câble USB magnétique pourvu d’un témoin de charge. 

Elle mesure 13,5 cm de long et 2,5 cm de diamètre. Sa forme droite et lisse assure une bonne prise en main et un transport facile. Sa tête crénelée assez acérée et son poids (179 g au total) en font un outil très efficace pour casser une vitre ou pour se défendre.

En alliage d’aluminium robuste, elle résiste aux chutes (1,50 m) et est étanche (2 m).

Elle embarque un témoin de charge qui va de vert (plus de 75%) à rouge clignotant (moins de 10%).

Des picots métalliques à l’arrière permettent de protéger le contacteur et de poser la lampe à la verticale. Un appui de 2 secondes sur le bouton latéral verrouille la lampe pour éviter un allumage accidentel. Un nouvel appui de 2 secondes la déverrouille.

Le fonctionnement est assez simple. On l’allume avec le bouton latéral. On obtient alors le mode minimum. Si on garde le doigt appuyé sur le bouton, la luminosité va crescendo. En mode loisirs, (le mode par défaut), un appui léger à l’arrière (sans enfoncer complètement le bouton) permet d’obtenir le mode medium, et avec un appui franc on a le mode Turbo.

Pour passer en mode tactique, on appuie sur le bouton arrière puis sur le latéral. La lampe clignote et s’éteint. Un appui léger à l’arrière permet alors d’avoir le mode Turbo, et avec un appui franc on a le stroboscope.

Elle est aussi dotée d’une mémoire : elle enregistre la dernière puissance utilisée et y revient automatiquement à l’allumage.

Elle est livrée avec une dragonne réglable, un clip réversible pour l’accrocher à une poche ou à une casquette, et un étui en nylon avec un passant pour ceinture, un passant Molle et une boucle.

Fenix TK 16

J’apprécie particulièrement son accès direct au stroboscope par le contacteur à l’arrière, à côté de l’interrupteur principal. En situation de défense, c’est le top. 

De plus, le stroboscope est à fréquence variable pour éviter que l’agresseur ne s’y habitue.

D’une puissance de 1000 lumens, elle dispose de 4 modes lumineux. Sa portée maximale est de 250 m pour une autonomie de150h max.

Elle fonctionne avec 2 piles 3V au lithium ou une batterie Li-ion rechargeable. Je regrette qu’elle soit livrée sans batterie ni chargeur. Par contre, le système intégré anti-surchauffe est appréciable.

C’est une lampe très solide et compacte en alu, de 14 cm de long, 2,5 cm de diamètre (3,4 cm pour la tête), et qui pèse 122 g. Elle est étanche (2 m), et son clip latéral permet de l’accrocher à une visière ou à une poche. 

Sa tête crénelée et l’accès direct au stroboscope en font un excellent outil de défense, et on peut la monter sur une arme. 

Elle est pourvue d’une bague à 4 faces qui permet une prise en main en « mode seringue », c’est-à-dire qu’on peut la tenir et l’allumer d’une seule main. Elle empêche aussi la lampe de rouler.

L’utilisation est très simple: on appuie sur l’interrupteur arrière et on change de mode avec le contacteur du stroboscope.

Elle est dotée d’une fonction mémoire qui enregistre le dernier mode sélectionné.

Elle est fournie avec une dragonne et un étui pourvu d’un passant pour ceinture.

Olight   M1T Raider Plus

Cette lampe compacte a pas mal de qualités, notamment pour la défense et les activités outdoor. D’une puissance de 800 lumens, elle a une portée de 122 m pour une autonomie maximale de 65 heures. Elle possède 3 modes (fort, faible et stroboscope).

Elle fonctionne avec 2 piles CR123A fournies, mais je regrette l’absence de câble de recharge USB. 

Elle est robuste, en alu anodisé, compacte (12 cm de long, 2 cm de diamètre), légère (86 g piles incluses) et sa tête est pourvue de petites crénelures. Elle est étanche (2 m) et résiste aux chutes (1,5 m).

Elle tient bien en main, avec une texture bien adhérente. J’apprécie aussi l’interrupteur arrière caoutchouté, protecteur et confortable.

Autre plus : sa simplicité d’utilisation. Un appui léger pour l’allumer, un appui franc pour conserver un mode, un appui franc pour l’éteindre. 

Le mode par défaut est le plus puissant (800 lm). Le second est beaucoup plus économique (15 lm). On fait 2 appuis légers pour l’obtenir. Pour passer en mode stroboscopique, on fait 3 appuis légers.

Elle est livrée avec une dragonne réglable et un clip réversible, dont je trouve la rétention moyenne.

Klarus XT1A

Modèle « pro » qu’on peut monter sur une arme, cette lampe de 1000 lumens dispose de 3 niveaux d’intensité, d’un mode SOS et d’un stroboscope. Sa portée maximale est de 182 m et son autonomie de 37 h max.

Elle fonctionne avec une batterie Li-ion incluse, rechargeable via un câble USB (non fourni).

Elle est ergonomique, très compacte (10,8 cm de long et 2,3 cm de diamètre) et légère (85 g au total). En alu épais, elle est aussi très solide, étanche (2 m) et résistante aux chocs (1 m).

Elle est pourvue d’une bague antiroulis. Elle n’a pas de crénelures mais reste un bon outil de défense.

Facile à utiliser, elle fonctionne avec 2 interrupteurs à l’arrière et une diode. En appuyant sur le plus gros, on accède au mode loisirs. Quand la diode change de couleur, on appuie sur le plus petit pour passer en mode tactique (choix de l’intensité et accès au stroboscope). 

Elle est livrée avec un clip d’accroche, une dragonne et un joint d’étanchéité de rechange.

Fenix E30R

Très petite, avec un faisceau assez large, c’est plus une lampe de loisirs et d’EDC que tactique. D’une puissance de 1600 lm, sa portée est de 203 m et son autonomie de 70 heures max (en puissance max elle chauffe vite). Elle fonctionne avec une batterie très puissante (incluse, comme le chargeur USB magnétique).

Parfaite pour le camping, la randonnée ou la maison, elle a un grand clip réversible, mesure 9,9 cm de long, 2,5 cm de diamètre à la tête, et pèse 101 g au total. Elle n’a pas de crénelures, mais son stroboscope la rend efficace en défense.

Elle possède un interrupteur latéral avec une diode de témoin de charge et un système de verrouillage (2 appuis). 

Son principal atout pour moi, c’est qu’elle est très simple à utiliser : elle s’allume sur le mode faible, et on change d’intensité en appuyant simplement sur l’interrupteur. Par contre, elle n’a pas de fonction mémoire.

Klarus E1

Ses gros plus : un faisceau très large qui ne laisse aucune zone d’ombre et un accès direct au stroboscope à double fréquence (petit bouton à l’arrière). Elle a une puissance de 1000 lm,  4 modes d’éclairage, une portée de 190 m et une autonomie max de 18 jours. Elle fonctionne avec une batterie de 2600 mAh fournie, rechargeable par câble USB.

Compacte, étanche (2 m), et résistante aux chocs (1 m), elle mesure 10,5 cm de long et pèse seulement 50,5 g.

Elle est ergonomique, avec des stries qui assurent une bonne prise en main, pratique avec son clip d’accroche, son témoin de charge et sa bague antiroulis.

Elle est aussi simple à utiliser. Elle a deux boutons à l’arrière et une diode. Pour passer du mode loisirs au mode tactique, on appuie longuement sur le plus petit. Quand la diode est verte on appuie sur le plus gros.

Pour le mode SOS, on appuie sur le gros bouton et sur le petit pendant 3 secondes.

Livrée avec une dragonne, et une pochette, cette lampe compacte et légère est parfaite pour la randonnée et les activités outdoor en général.

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